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5 conseils pour se remettre d’une séparation

Une douleur lancinante, un état de manque insupportable. La séparation amoureuse est une des sensations les plus douloureuses qui soit. Quelques conseils pour passer cette étape sans trop de casse.

La rupture amoureuse, c’est d’abord un deuil à faire. Le deuil de quelqu’un, d’une idée, d’espoirs et d’attentes mais aussi la perte d’une zone de confort qui nous est brusquement enlevée.

On se retrouve seule, avec le doute et l’angoisse. Les émotions nous envahissent de manière désordonnée. La rupture amoureuse est une expérience profondément déstructurante. C’est celle du deuil, dont le processus est globalement identique pour ceux qui en sont victimes.

La première phase de déni se caractérise par une sorte d’engourdissement de la conscience, le choc est trop important pour que l’esprit accepte cette idée.

C’est ensuite que la douleur surgit, parfois accompagnée de colère vis-à-vis de celui qui est parti ou contre soi-même (culpabilité). Viendront ensuite des sentiments de grande tristesse, de détresse, de dépression qui se succéderont de manière plus ou moins désordonnée, pour laisser place, enfin, à l’acceptation.

Ces ressentis sont classiques et légitimes dans le travail de la perte amoureuse : Il est important de ne pas les éviter, conseille la psychotérapeuthe Lisa Letessier dans une interview au magazine Psychologie. Il faut passer par le chagrin pour faire son deuil. Et donc accepter de ne pas être bien pendant un moment. La première étape, c’est d’accueillir ses émotions désagréables.

Aussi pénible soit cette expérience, il existe pourtant quelques bonnes pratiques à mettre en place pour essayer de surmonter cette phase douloureuse.

Pour se remettre d’une rupture :

1. Accepter son état :

Acceptons d’être mal, très mal pendant un certain temps, parce que c’est tout à fait normal. Accueillons cette douleur légitime avec bienveillance, réfugions-nous dans notre cocon, sans parler à personne, ou bien en en parlant à tout le monde, selon notre tempérament. Lâchons le contrôle de soi pour vivre nos émotions.

Alors, on pleure, tout son soûl. On crie, on hurle à l’injustice, on casse quelques objets, si besoin. Bref, on extériorise ce qui doit l’être, sans culpabilité.

Il n’est pas encore temps de chercher à se reprendre en main. C’est plutôt le moment de montrer beaucoup de bienveillance vis-à-vis de soi-même, de ne pas lutter contre ses sentiments négatifs.

2. Parler :

Parce qu’on est confuse, perdue, bouleversée, en parler avec une personne qualifiée et indépendante nous fera forcément du bien. On n’hésite pas à consulter un psy pour se vider des émotions qui nous submergent et bénéficier d’échanges bienveillants.

Vos amies seront certainement une aide de première ligne mais pas toujours aptes à vous écouter de manière dépassionnée : sans doute connaissent-elles votre ex et elles éprouvent de la colère vis-à-vis de celui qui brise votre cœur. Or, vous n’avez pas besoin de remise en question. Pas pour le moment.

Il vous faut plutôt une écoute empathique, soutenante et respectueuse, et pour cela, un psy est tout indiqué.

3. Se faire du bien :

Prenons soi de nous-mêmes comme si nous étions notre propre enfant. Sans retenue. Au diable les économies – pour un temps. Laissons-nous dorloter par tout ce qui fait du bien : massages, sauna, restaurants, ciné, tout ce qui va faire passer le temps agréablement (ou moins désagréablement) doit être envisagé à ce stade pour vous occuper l’espritConsidérons-nous comme un grand malade à qui un maximum de repos et de réconfort sont prescrits.

Tous ceux qui ont arrêté de fumer le savent : les premiers temps sont très éprouvants et on y pense sans arrêt. Comme la vie post-rupture, le sevrage est ponctué de hauts et de bas très marqués, de crises de larmes ou de colère suivies d’accalmies.

On peut comparer la rupture à un combat contre l’addiction, parce que les processus ont cela d’identique que le circuit de la récompense – la dopamine provoquée par la présence rassurante de l’autre – est en déficitOn est dans un état de manque, dans les premiers temps.

Pour pallier à cette carence, agissons sur notre chimie interne en faisant de l’exercice physique.  Pas besoin d’être une grande sportive : une heure de marche pratiquée quotidiennement suffira à réactiver petit à petit notre hormone du plaisir et nous apporter une dose de sérénité à moindre frais. Ne nous privons pas de choses simples, élémentaires, comme le plaisir du goût et de la dépense physique.

4. Écrire ce que l’on ressent :

L’écriture est libératrice, ça tombe bien puisqu’on on est dans un trop-plein. Tenons un cahier où l’on couche nos pensées chaque jour, pourquoi pas un Blog, ou encore participons au forums féminins traitant de la rupture.

L’important est de communiquer. On peut avoir besoin de le faire anonymement avec d’autres femmes dans la même phase que nous, et dès lors plus aptes à nous comprendre.

5. Exercer sa créativité :

En couple, cela faisait longtemps que vous pensiez à exercer une activité créative : Peinture ? Sculpture ? Décoration ? Par manque de temps, prise dans le tourbillon de la vie, cette envie à toujours été remise à plus tard. Mais nul n’ignore les bienfaits de l’art sur l’humeur et le cerveau : occupées à créer, nous nous mettons dans un état de relaxation, d’énergie positive et réductrice de stress.

De plus, participer à des ateliers permet de vous refaire un cercle d’amis et vous entraîner dans une dynamique nouvelle. Célibataire, on a plus de temps. Profitons-en, dès que l’on commence à remonter un peu la pente.

Votre séparation est une perte, c’est vrai. Mais comme le dit la culture populaire ; quand une porte se ferme, une autre s’ouvre . Et cette autre porte qui s’ouvre est l’occasion de redécouvrir cet autre que vous aviez peut-être un moment oublié : vous-même. Une fois le gros de la crise passée, travaillez petit à petit à vous apporter confiance, autonomie, équilibre et paix intérieure.

Toute fin est un début et pour vous, celui d’une nouvelle aventure.

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3 Comments

  1. Pour oublier, faire son deuil, il est bon aussi de se débarrasser de tous les objets qui nous rappellent notre ancien partenaire.
    Merci pour tous ces bons conseils Mistigriffe !

  2. Une fois et une seule, j’ai vécu ce que tu décris. Et je me suis dit que plus jamais cela ne m’arriverait…Trop dur.

  3. Aujourd’hui, je ne regrette aucunement tous ces moments difficiles. Ces périodes ont été extrêmement propices pour me découvrir davantage. Chaque expérience nous permet de devenir un peu plus cette personne en capacité d’avoir un couple heureux. Mon expérience la plus douloureuse fut aussi la plus instructive. J’ai de la gratitude pour cette douleur qui m’a permis de déterminer ce que je n’accepterais plus jamais. Cela m’a aussi motivée à me remettre en cause pour comprendre mes erreurs et ne plus les reproduire.

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