dependance affective

Suis-je une dépendante affective ?

Tomber amoureuse ? Ça me connaît ! A chaque rencontre mon cœur s’enflamme avec passion, je me lance avec élan et sans réfléchir vers cette nouvelle romance. Dépendance affective, vous dites ? Qu’est ce que cela cache ?

Quand on est de celles qui se lancent à corps perdu dans chaque relation naissante, y investissant toute son énergie et leur temps, on peut se demander si nos sentiments sont tout à fait sincères ou s’il ne s’agit pas d’un besoin compulsif d’aimer.

Qui que ce soit, à n’importe quel prix.

Pourquoi tombons nous amoureuses systématiquement, avec autant de passion ? Pourquoi se jeter dans une histoire en y investissant toutes nos ressources, avant même de mieux connaître celui dont on a tout juste fait la connaissance ? N’y a-t-il pas là une faille, une blessure qu’il convient de guérir, pour vivre des relations équilibrées ?

Dépendante affective ? Oui, si :

• Vous pensez souvent que celui que vous venez de rencontrer est l’homme de votre vie

• Vos relations ne sont jamais très longues, rarement au delà de plusieurs mois

• Lorsqu’une relation se termine, vous en commencez une autre sans attendre

• Rapidement, vous déclarez votre amour à votre nouvelle conquête

• En amour, vous recevez rarement autant que ce que vous donnez

• Vous vous investissez énormément pour que cette relation fonctionne

• Vous demandez régulièrement à votre partenaire s’il vous aime

• Vous êtes une incorrigible romantique

• Vous êtes une personne très sensible

• La solitude vous fait peur

Derrière cet empressement, se cache cependant un profond mal de vivre, une insécurité : quand on aime l’autre trop vite, trop fort, c’est surtout que l’on a besoin d’être aimé en retour.

On peut alors parler de dépendance affective : personnalité qui, selon la psychologue Michelle Larivey, fine observatrice de nos vies affectives, se caractérise par des besoins affectifs urgents et intenses, dans un scénario répétitif qui la conduit à une impasse.

Une personnalité anxieuse qui cherchera à calmer son angoisse à l’aide de demandes pressantes d’amour et d’affection.

La psychologue ajoute : elle est profondément convaincue que ce sont la considération de l’autre, son amour et son respect, qui apaiseront son angoisse et la rendront plus confortable. Paradoxalement, en attendant ainsi de recevoir de l’autre des marques de considération, elle perpétue sa faible estime d’elle-même. 

Mais alors comment se sortir de ce scénario de répétition, de cette aliénation qui nous amène à aimer toujours plus, à s’investir dans des histoires qui n’en valent pas – toujours – la peine ?

Le premier pas sera de prendre conscience de cette tendance en nous-mêmes, parce que la prise de conscience est un premier pas vers la libération. Se reconnaître en tant que dépendant affectif ouvre la voie à la mise en place d’actions vers le changement. Tant qu’on est dans le déni, on sera dans la répétition.

Qu’est ce que le contraire de la dépendance ? L’autonomie. Un état émotionnel dans lequel on arrive à être bien tout seul comme à deux, dans lequel on SAIT vivre sans relation amoureuse. Bref, l’autonomie, c’est quand on n’a pas BESOIN d’une relation pour se sentir complet, épanoui. 

Autonomie affective : comment y arriver ?

 • Devenir soi-même, en mieux : parce que l’essentiel est d’arriver à s’épanouir sans l’autre, on s’inscrit à des activités qui nous plaisent, qui vont permettre de développer son potentiel créatif, intuitif, sportif, intellectuel, bref, on apprend à se détourner de sa dépendance vis-à-vis de l’autre pour se tourner vers soi. 

 • Apprivoiser sa solitude : quand on est une compulsive de l’amour, c’est souvent que l’on craint de se retrouver seule. Pourtant, espacer ses rencontres permet de faire le point sur soi, de mieux définir qui l’on est. Et c’est souvent lorsque l’on se sent aboutie qu’on fait LA rencontre qui nous satisfera pleinement. On sait – enfin – ce que l’on veut, et ce que l’on ne veut plus. Faire l’expérience de la solitude, c’est vivre avec courage, lucidité et ne plus craindre la rupture.

 • Reprendre le contrôle de soi : on l’a vu plus haut, les amoureux compulsifs sont souvent des personnes très anxieuses : elles se laissent submerger par leurs émotions, agissent sans trop réfléchir, pour parfois le regretter ensuite … être constamment dans l’émotion pure est plus fort que soi. Les émotions sont nécessaires à la vie, mais il faut pouvoir les contrebalancer avec du rationnel, sans quoi la vie est infernale. Il existe pour cela différentes techniques – principalement axées sur la respiration et la gestion du mental – qui vont de la sophrologie à la relaxation. L’essentiel est d’apprendre à mieux gérer ses émotions, à calmer son stress et sa réactivité.

 • Se faire aider : parce que s’en sortir tout seul n’est pas évident, il existe des groupes d’entraide pour dépendants affectifs ou la parole est libre et sans jugement. On réalise alors que l’on est pas – si – seul que ça. L’expérience partagée permet de relativiser,  d’ébaucher des pistes vers la sortie de l’état de dépendance. C’est prouvé : partager, c’est bon pour la santé !

Vous souhaitez partager vos astuces, poser des questions ? N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire juste en bas de l’article. Partager, c’est bon pour la santé !

 

1 Comment

  1. Des articles toujours aussi riches et utiles !

    Merci Betty.

    Au plaisir.
    Morgan

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