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Jalouse, moi ?

Jalouse, moi ? Alors là, non pas du tout. Pppfffiou, je suis bien au dessus de ça ! Je plane, je suis dans la stratosphère du détachement ! Et pourtant …

Toutes les histoires d’amour commencent avec le désir de faire table rase du passé, comme s’il n’y avait pas d’avant. On aime penser qu’on était faits pour se rencontrer et que les aventures précédentes ne comptaient pas vraiment…

Mais parfois, ce désir perdure au delà de la phase passionnelle et se transforme en jalousie pathologique. L’amour devient une inquiétude constante et l’on veut sans cesse savoir quelle place nous occupons dans l’esprit de l’autre. Jaloux, nous mettons les autres sur un piédestal. La réalité est idéalisée et nous sommes convaincus que l’univers de l’autre est nécessairement plus attirant que le nôtre.

Ainsi, une femme jalouse peut avoir la conviction qu’elle ne mérite pas son partenaire et qu’il va nécessairement la quitter pour une autre. Elle laisse le subjectif l’envahir, dans une spirale de cognitions erronées qu’elle entretient par de pseudo-signaux. Tout est alors sujet à suspicion, car quand jalousie il y a, la paranoïa n’est jamais loin.

C’est le cercle infernal des ruminations, interrogations, qui rendent la vie infernale. La jalousie peut être une vraie souffrance pour qui en est victime.

Psychologie de la jalouse :

La jalousie est déclenchée par le sentiment que l’on veut nous enlever quelque chose qui nous est cher. Jusqu’à un certain degré, elle est légitime. Elle n’est en soi ni positive, ni négative et a juste pour vocation de nous renseigner sur nos besoins. Jusque là, rien d’anormal, donc.

Mais que faire quand cela devient pathologique ? Quand les signaux sont déréglés ? Les professionnels voient en cette curiosité insatiable du passé de l’autre un besoin de se rassurer. Se rassurer pour combler une instabilité émotionnelle, une fragilité, une grande insécurité.

« Pour savoir si une personne va être jalouse, le plus simple est de savoir ce qu’elle pense d’elle-même », explique le professeur de psychologie Piercarlo Valdesolo dans une interview au Huffington Post. Les sources de la jalousie seraient-elles donc à chercher dans l’estime de soi ? Le professeur l’affirme : « Changer la manière dont on se perçoit soi-même et se concentrer sur nos qualités aide à réduire le sentiment de jalousie ».

La jalousie est-elle une preuve d’amour ?

Rappelons-le, il n’est pas anormal d’éprouver de la jalousie … jusqu’à un certain point. Comme on aime notre partenaire, on désire que ses pensées soient principalement orientées vers nous. Il y a en a même qui affirment ne pas l’être du tout. Pourtant comment accepter sans pincement au cœur que son conjoint sorte en soirée sans nous ou avec des membres du sexe opposé ? Un peu bizarre, non ?

Mais là où ça n’est plus de l’amour, c’est lorsque la jalousie s’installe dans un processus durable, à répétition. Il ne s’agit plus d’insécurité passagère lors de circonstances précises (une sortie, un voyage, un retard de son partenaire) mais bien d’un mécanisme qui s’installe au quotidien et qui finit par détruire la relation.

De l’insécurité, on en vient aux soupçons, des soupçons aux reproches, des reproches à la colère et c’est la spirale auto-destructrice qui s’installe.

Comment se sortir d’une jalousie pathologique ?

Il est conseillé d’axer ses pensées sur l’objectivité. A chaque fois que nous sentons monter ce sentiment, posons nous les questions suivantes :

• Rationalisons nos pensées : le partenaire est-il réellement meilleur, plus attirant que nous ? N’est-ce pas là une vision toute subjective, qui ne se base sur rien de concret ?

• Intéressons nous aux faits plutôt qu’aux suppositions : ne suis-je pas en train de faire fonctionner la machine à fantasmes ?  quelles sont les preuves tangibles de ce que je m’imagine ?

• Concentrons-nous sur nos propres réussites : quelles sont mes qualités et mes talents ? N’ai-je pas, moi aussi, des réussites à  mon actif ?

Il est toujours difficile d’avoir du recul par rapport à soi-même ou un raisonnement réellement objectif. Surtout dans le cas d’une jalousie pathologique. Puisqu’on est dans l’irrationnel, seul le dialogue avec une personne neutre, un professionnel, nous aidera à prendre conscience de nos mécanismes de pensée. Et construire désormais un dialogue interne différent et plus constructif.

 Et vous, jalouse normale ou pathologique ?

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7 Comments

  1. je dirais que la jalousie nait aussi d’un complexe aussi je n excuse pas la jalousie , l ayant été et j ai réussi a m en détaché car on souffre et on fait souffrir!
    Je pense que c’est juste une blessure narcissique car on a pas confiance en soi quand on est jaloux et on transfert ca sur l autre ce qui particulièrement malsain

  2. Je ne suis pas jalouse. Les rares fois où je l’ai été, c’est parce que j’avais de réelles raisons de l’être…

  3. Mistigriffe

    En effet, je crois que parfois, il est légitime de l’être.

  4. ça me rappelle de bien mauvais souvenirs tout ça…

  5. Délicat sujet que la jalousie pathologique ! C’est souvent accompagné d’une forte culpabilité et génère aussi une souffrance dans le couple. Il y a un travail sur soi à faire c’est certain.

  6. En effet. Merci pour ton intervention !

  7. tout simplement pour te dire que j’adore ton blog!!

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