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Le phobique de l’engagement

Au début, une divine idylle. De petits textos tous les jours, des mots doux, des projets pour le futur, il a l’air très amoureux. Brusquement, l’atmosphère vire au glacial et c’est la désertion. Vous vous demandez ce qui s’est passé ? Il a peur de s’engager !

Nombreuses sont celles qui racontent avoir déjà croisé ce genre d’individu et ces histoires se répètent pour beaucoup de femmes.

Trop gentilles ? Pas spécialement !

Prenons le témoignage celui d’Amalia, 32 ans, dans lequel beaucoup d’entre nous pourraient bien se reconnaître : J’ai rencontré Alexandre lors d’une soirée, explique la jeune femme. Il était charmant, pas dans le genre Don Juan, mais dans celui d’une personne sensible et attentionnée. On a parlé de nos vies respectives et le courant passait bien. Il semblait évident qu’on allait se revoir, on a vécu une histoire intense pendant trois mois. Il me disait à quel point il était heureux d’avoir rencontré une femme de qui il se sentait aussi proche, évoquait même le mariage… Au début, j’étais plus réservée, mais j’ai fini par m’abandonner à l’idée qu’on était faits l’un pour l’autre, tant il avait l’air sûr de lui et je suis tombée vraiment amoureuse. Mais un jour, les choses ont commencé à changer : Alexandre s’est mis à espacer ses coups de fils, ses visites, prétextant un surplus de travail. Lui qui se montrait si prévenant au départ, attentif à mes besoins, est devenu froid et distant. Il me faisait même des remarques désobligeantes sur mon comportement, ma manière de m’habiller, je ne reconnaissais pas le mufle qu’il était devenu. Je perdais confiance en moi, j’étais dans la confusion la plus totale. Finalement, il a tout simplement disparu de ma vie, ne donnant plus de réponse à mes appels. J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de cette histoire.

Amalia, comme d’autres avant elle, a probablement été victime d’un phobique de l’engagement : une personnalité dont il est préférable de ne pas croiser le chemin tant la fin de l’histoire vous laisse dévastée…

Caractéristiques du phobique de l’engagement :

Pas toujours facile de distinguer un homme qui a peur de s’engager car peu de signes avant-coureurs vous permettent de détecter sa névrose. Néanmoins voici quelques constantes rapportées par celles qui les ont rencontrés :

Le phobique de l’engagement vous fait une cour assidue au départ. Il veut vous convaincre de vous lancer à corps perdu dans une relation avec lui. Vous finissez par céder, vous vous attachez à lui, moment qu’il choisit pour vous quitter sans explication claire.

Lorsque la relation devient sérieuse, qu’il a atteint son but – vous rendre amoureuse, le phobique se transforme : d’attentionné, il devient distant et négligent. Parfois même désobligeant, désagréable et humiliant car alors, il désire se détacher de vous.

Si c’est vous qui voulez rompre, il peut se plier en quatre pour vous faire changer d’avis. Votre éloignement a eu raison de son angoisse et il désire vous reconquérir. Il vous assure que vous êtes ce qu’il a de plus cher au monde, qu’il désire sincèrement une relation avec vous, jusqu’à ce que vous cédiez, confuse dans vos sentiments. Mais une fois qu’il vous a récupérée, il n’est plus sûr de vouloir de vous et le manège peut recommencer.

Un phobique de l’engagement traite chaque femme de la même manière et lui assure qu’elle est celle qu’il cherchait sans trop y croire. S’il a tellement l’air sincère, c’est parce qu’il y croit lui-même : à chaque rencontre, il est certain que celle-là est la bonne. Au début, du moins. Mais dès que la relation commence à s’installer, il se dit qu’il s’est trompé et prend peur. Sans mettre jamais en doute ses propres capacités à aimer sur le long-terme.

Pourquoi ces hommes ont-ils si peur de s’engager ?

Enfance malheureuse ou syndrome du Don-Juan ? Les raisons qui poussent ces hommes (et plus rarement ces femmes) à consommer ses relations comme du fast-food peuvent varier :

1. La peur de perdre sa liberté : habitué à sa vie de célibataire, pétri de ses habitudes d’hommes seul et de tous les plaisirs qui l’accompagnent, votre nouvelle rencontre n’a pas trop envie de devoir mettre de côté les avantages relatifs à sa situation : sorties, pas d’horaires, pas de comptes à rendre.

Tout cela est bel et bon, mais il manque à notre free-lance du sentiment les petit plus qu’apporteraient une histoire amoureuse : douceur, tendresse et … sexe. Alors, il se dit qu’une relation entre deux lui conviendrait parfaitement. Il pourrait donc bien vous proposer de se voir pour le meilleur et pas pour le pire suivant la formule consacrée  : comprenez que vous ne pourrez pas compter dessus en cas de problème !

2. Une mauvais expérience passée : il a déjà connu l’amour, a souffert et ne veut plus prendre le risque d’être blessé à nouveau. Il ne veut plus se sentir vulnérable et préfère vivre les relations sur un mode mi-proche, mi-distant. Les hommes ayant souvent du mal à identifier leurs émotions, cette peur est inconsciente et peut nous les faire paraître distants et froids.

3. Divorce des parents mal vécu : lorsque le petit garçon a été témoin de déchirements entre ses parents, pleurer sa mère, crier son père (ou l’inverse), il aura su mal à envisager une relation stable avec une femme, une fois devenu adulte. La relation amoureuse sera pour lui synonyme de souffrance, de mal-être.

S’abandonner à l’amour – il faut accepter de se laisser-aller pour aimer, comportera une part de risque qu’il aura du mal à prendre. Dans ce cas, comme dans le deuxième, il s’agira de se construire une muraille d’insensibilité pour ne plus souffrir.

Il a peur de s’engager, je fais quoi ?

Avec tout le flair féminin dont je suis capable, je distingue dans quel cas de figure je me trouve : mon phobique de l’engagement est-il un homme qui a souffert à cause d’une relation précédente ? A-t-il déjà été engagé dans une relation au long cours ? Pour cela, on essaye d’en savoir plus sur son passé sentimental.

Si oui, cela signifie qu’il est capable de s’engager dans une relation, qu’il a assez de maturité affective que pour en appréhender les aléas. Donc que tout n’est pas perdu. Alors on s’arme de patience, de bonne volonté et on laisse la relation évoluer tranquillement, histoire de lui montrer que toutes les relations amoureuses ne sont pas vouées au clash. Petit à petit, il y a fort à parier que le peureux sortira le nez hors de sa cachette pour se sentir de plus en plus à l’aise.

Par contre s’il s’agit du premier cas de figure, mauvais signe. En effet, la situation étant du plus parfait confort pour votre intérimaire de l’amour, les choses ont toutes les chances de ne jamais évoluer, malgré vos efforts. Il a le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, pourquoi vouloir changer quoi que ce soit ? La situation étant déséquilibrée dès le départ, vous aurez du mal à redresser la barre ultérieurement, car les mécanismes d’une relation se mettent rapidement en place, de manière inconsciente … et sont très difficiles à modifier par la suite.

Dans ce cas, vous avez déjà trop accepté, pour avoir l’air cool ou dans l’espoir qu’il s’engage avec le temps et grâce à votre complaisance … aïe aïe aïe !

Parce que ça ne marche jamais comme ça : la plupart des hommes savent presque immédiatement quelles sont leurs intentions vis à vis d’une femme. S’il se dit qu’il n’est pas prêt pour une relation sérieuse (ou que ce n’est pas ce que vous lui inspirez) et que vous acceptez ce fonctionnement, la situation se renversera rarement en votre faveur.

Mieux vaut en être consciente, hein, les trop gentilles filles ?

Alors reléguez – rapidement – aux oubliettes celui qui vous offre l’amour à mi-temps, gardez intacte votre self-estime et votre foi en l’amour durable. Il est là, il attend. Parfois il met juste un peu de temps …

Vous souhaitez partager vos astuces, poser des questions ? N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire juste en bas de l’article. Partager, c’est bon pour la santé !

5 Comments

  1. La phobie de l’engagement est une des conséquences de l’hyper sexualisation de notre société. Pourquoi s’engager quand on peut multiplier les aventures en toute liberté ? Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils perdent.

  2. escarpinsetmarmelade

    J’aime bien tes articles, toujours d’actualité et intéressants! Mon mari était un peu comme ça au début de notre relation. Je t’avoue que quand j’ai vu que la situation n’évoluait pas, je lui ai mis le coûteau sous la gorge (truc qu’il ne faut jamais faire ) . Mais ça a marché pourtant ♡

  3. Ne jamais mettre le couteau sous la gorge ? Ça a marché pourtant, on dirait ! 😉

  4. De nombreuses copines passent régulièrement par là. C’est tellement désespérant. Il y a aussi ceux qui annoncent qu’ils veulent encore profiter. (traduction : baiser d’autres gonzesses)

  5. J’adore tes articles! J’en connais un comme ça, tout feu tout flamme, incontrôlable! Comme si s’aimer est une obligation immédiate… 3 tonnes de projets… et d’un coup tous ses plans sur la comète retombent comme un soufflé! La solution imparable, dès qu’il s’éloigne, faire de même, couper les ponts, vivre sa vie (vraiment), et le silence absolu!
    Je n’ai aucune idée pourquoi ça fonctionne mais lorsqu’on ne leur accorde aucune importance, ça leur donne envie d’être plus posé et plus sérieux.

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