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Plus infidèles, les hommes?

Une étude réalisée en 2015 par le département psychologie de l’Université Catholique de Louvain apporte son éclairage aux questions classiques que l’on se pose sur l’infidélité selon les genres.  Elle bouscule certains préjugés, pour en conforter d’autres. Alors, plus infidèles, les hommes ?

Beaucoup d’articles et d’idées circulent sur l’infidélité et il est parfois difficile de s’y retrouver  : on dit les hommes plus infidèles que les femmes, qu’ils trompent plus souvent par besoin physique ou encore qu’ils sont plus à même de cacher leur écarts … Pourtant, les chiffres diffèrent d’une enquête à l’autre. Pourquoi ? D’après l’auteur de l’enquête, parce qu’il faut d’abord définir précisément ce qui est considéré comme de l’infidélité, ou ce qui n’en est pas. Et là, avis entre hommes et femmes peuvent diverger…

L’adultère en  stats  :

Regarder d’autres personnes est une infidélité pour 16 % des femmes et 11 % des hommes

Fantasmer sur quelqu’un d’autre : 30 % des femmes et 23 % des hommes

Partager des confidences avec quelqu’un que l’on ne partagerait pas avec son partenaire : 37 % des femmes et 27 % des   hommes

Fantasmer sur quelqu’un d’autre pendant la relation sexuelle : 54 % des femmes et 49 % des hommes

Avoir des sentiments pour quelqu’un d’autre : 68 % des femmes et 55 % des hommes

Envoyer des sms ou emails ambigus : 70 % des femmes et 58 % des hommes

Embrasser une autre personne : 80% des femmes et 70 % des hommes

Avoir des relations sexuelles avec une autre personne  :  97% des femmes et 93% des hommes.  Là, on est tous d’accord !

Qui est le plus infidèle ?

La croyance populaire tient l’homme pour plus infidèle que la femme. Pourtant l’étude démontre chiffres à l’appui que si c’était vrai jusqu’à il y a encore quelques années, la différence a tendance à s’amenuiser : on compte aujourd’hui une moitié d’infidèles au masculin pour un tiers au féminin. Si les femmes actuelles trompent plus qu’avant, c’est parce que la vie moderne leur en offre plus l’occasion – via les loisirs, le travail, les voyages, la contraception, mais aussi de par leur autonomie financière croissante.

Et contrairement aux idées reçues, on ne peut pas scinder clairement les composantes émotionnelles et sexuelles suivant les genres : l’idée que les hommes trompent uniquement pour le sexe et femmes par manque de sentiments se révèle inexacte.

Par contre les hommes se considèrent comme plus susceptibles d’être infidèles, en raison de besoins physiques (supposément) supérieurs aux besoins féminins.

Trompe-t-on différemment ?

Autant que la femme, l’homme trompe par insatisfaction conjugale, que celle-ci soit sexuelle ou émotionnelle. Les motifs à l’origine sont donc similaires mais pas les conséquences : ils auraient moins de difficultés à mener un double existence et à compartimenter leur vie entre famille et maîtresse.

Quand les femmes sont infidèles, par contre, il y a plus de risque pour la sauvegarde de l’unité familiale : suivant l’étude, elles trompent en vue de quitter leur conjoint.

Quand une femme trompe, elle a déjà un pied hors du couple !

Qui pardonne le plus  ?

A l’inverse de ce que l’on pourrait croire, ce sont les hommes qui arrivent le mieux à faire l’impasse sur une sortie de route de leur partenaire ; parce qu’ils font une séparation plus nette entre sexe et sentiments. Ils auront par contre plus de mal à tolérer une infidélité sexuelle de leur partenaire, alors qu’elle-même supportera plus difficilement l’idée qu’il entretienne une intimité émotionnelle avec une autre femme. 

Qui culpabilise le plus  ?

A priori peu de différences dans les résultats : 87 % des femmes contre 80 % des hommes. La différence est à chercher dans les détails : les hommes culpabilisent surtout lorsque leur compagne l’apprend et lorsqu’ils prennent conscience des dégâts occasionnés. L’infidélité au féminin ayant toujours été très mal considérée, c’est plutôt l’héritage culturel qui fait que les femmes se sentent coupables.

Ce qui est en tous cas le plus mal ressenti par tous les couples exposés, c’est le mensonge et la trahison qui entourent l’infidélité.

Le couple monogame fidèle est un nouveau paradigme dans notre évolution. Dans une société qui vit de plus en plus longtemps, avec des impératifs de réalisation de soi, être un couple de longue durée est difficile. Accepter la frustration ? Quitter pour recommencer ailleurs ?

Pas de solution universelle. Ce sera à chacune des unions de trouver un fonctionnement propre dans le respect et le dialogue.

Vous souhaitez partager vos astuces, poser des questions ? N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire juste en bas de l’article. Partager, c’est bon pour la santé !

 

6 Comments

  1. les résultats évoluent comme la femme dans la société, il serait intéressant de savoir s’il y a des différences suivant les tranches d’âge et les pays

  2. Ton article dit pas mal de choses vraies. Une question : avec plus de compromis sexuels ou de communication, l’homme/la femme iraient-il voir moins ailleurs?

  3. C’est vrai que les causes de l’infidélité ne sont pas abordées. Je crois, comme tu le suggères, que si les couples apprenaient à mieux communiquer, à communiquer plus « vrai », les pulsions d’infidélité seraient moindres.

    Pourquoi ne nous apprend-t-on pas les compétences relationnelles à l’école ? Pourquoi ne nous éduque-t-on pas aux relations humaines ?

  4. 93% des hommes considèrent qu’avoir une relation sexuelle avec une autre personne c’est tromper. ET LES 7 AUTRES POURCENT ??????

  5. L’infidélité renvoie encore une fois à cette difficulté de communiquer au sein du couple. Elle traduit le malaise d’un des deux partenaires qui ne parvient pas à l’exprimer. Il faudrait apprendre à se parler. En dépassant l’obstacle du non-dit, on dépasse aussi les conséquences qui en découlent.

  6. luis

    je recherche une femme de sérieux

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