s'accepter vraiment

S’accepter vraiment

Comment arriver à accepter nos défauts dans un monde où la performance est de mise ? Pour nous, les femmes, la pression est tant extérieure qu’intérieure : diktats et culpabilité. S’accepter vraiment, un souhait irréaliste ?

Dictature de la minceur, culte de la performance, de la réussite. Super maman, au corps de rêve. Amante passionnée, inventive, capable de gérer les tâches ménagères, les courses, le repassage. Performante, proactive au travail, toujours update et motivée. Quoi, vous ne faites pas de sport ?!

Les impératifs de la culture occidentale amènent les femmes au burn-out. Pas étonnant quand on pense à tout ce qui repose sur nos épaules depuis quelques décennies : si la cadence et la charge professionnelle se sont faites de plus en plus pressurisantes, d’autres facteurs viennent encore faire de la condition féminine d’aujourd’hui une position peu enviable : le culte du corps parfait et l’intendance à la maison, qui incombe toujours principalement aux femmes.

Injuste, très injuste, mais réel, dans les faits.

Alors quelles stratégies s’offrent à nous pour ne pas finir aux urgences psychiatriques à cause de toute cette pression ? S’accepter vraiment signifie-t-il avoir encore plus de rigueur (au risque d’y perdre complètement notre âme) ou au contraire, revenir à plus de douceur, de complaisance pour nous-mêmes ?

Pour s’accepter, on peut :

D’abord chercher à savoir d’où viennent nos complexes, les identifier. Comprendre, c’est agir.

Ensuite, ne pas se replier sur soi mais parler avec les autres de leurs propres imperfections. Réaliser que tout le monde est complexé aide à relativiser, car le complexe vient en grande partie de l’impression de ne pas être « comme il faut ».

Or, en réalité … tout le monde a l’impression ne pas « être comme il faut » ! 

On a tous et toutes quelque chose qui ne va pas (ou que l’on ressent comme tel), quelque chose dont on a honte. Pour l’une, les résultats scolaires de son fils, pour l’autre, un nez plus long que la moyenne, pour une troisième, des origines sociales mal assumées.

En fait ; c’est l’imperfection qui est la norme et non l’inverse ! Renversons notre manière de voir les choses.

Suivant Christophe André, psychiatre et auteur du livre « imparfaits, libres et heureux », les clés de l’acceptation résident également dans le fait d’accepter que les choses ne se déroulent pas comme prévu : « C’est ainsi, et je ne peux rien y changer. Après tout, je n’ai pas de prise sur tous les événements ».

Admettre que l’on a pas toujours le contrôle, c’est tordre le cou à des idées reçues (toxiques) telles que : « qui veut, peut ». Non, qui veut ne peut pas toujours, alors ne nous sentons pas systématiquement responsables !

Rester dans l’instant présent, ça vous parle ? Oui, c’est bel et bien un principe majeur de la méditation pleine conscience, pratique qui permet à ses adeptes d’explorer la réalité avec ouverture et sans jugement.

Mais là où ça devient intéressant, c’est que s’exercer à être dans le moment présent a d’extraordinaires répercussions sur la façon d’aborder la vie. Il aide à calmer les ruminations mentales, à cesser de repenser au passé ou d’anticiper un futur avec anxiété.

Véritable gymnastique de l’esprit, le « mindfulness » (méditation pleine conscience) peut aider à changer sa manière de percevoir l’existence. Avec plus de sérénité, sagesse et ouverture.

Enfin, accepter de s’occuper de soi est un pas important dans le processus de changement. Facile ? Pas tant que cela, pour des femmes trop gentilles, programmées pour s’occuper des autres en premier.

Alors on laisse de côté la culpabilité et on se concentre sur nous-mêmes. D’abord, et en y prenant plaisir.

Points-clés :

• C’est l’imperfection qui est la norme : on est TOUS imparfaits !

•  Nous n’avons pas prise sur TOUS les événements.

• Remettons en question les injonctions toxiques.

•  Pour mieux vivre le présent, on s’intéresse aux techniques de méditation.

•  S’occuper de soi, ça doit aussi être une priorité.

Laissons le dernier mot à Christophe André qui résume l’esprit d’acceptation parfaitement : S’accepter, cela ne signifie pas qu’on renonce à changer ses défauts, cela veut simplement dire qu’on le fait dans une ambiance sereine et amicale avec soi-même.

Etre sa meilleure amie, en voila une belle idée !

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4 Comments

  1. Bernieshoot

    les clichés conduisent à beaucoup de drames, il est important de les oublier et savoir s’aimer

  2. être aimé, cela aide à s’accepter…

  3. Un article qui fait du bien!
    Même si on peut progresser et évoluer, il faut accepter ce qu’on est.
    J’ai partagé ton article sur mes pages Facebook.
    Bisous à toi et à plus sur nos blogs respectifs!

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